Syndrome de l’imposteur : Comment s’en défaire?

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Syndrome de l’imposteur : Comment s’en défaire?

Entre 65% et 70% de la population mondiale est touchée au moins une fois dans sa vie par le syndrome de l’imposteur.

Il s’agit d’un forme de doutes relativement important (et irrationnel) impliquant le fait qu’on ne mériterait pas son propre succès.

Avouez que dit comme ça c’est étrange 😉

Il affecte bien évidemment la vie professionnelle mais aussi personnelle dans certains cas.

Nous allons voir d’où vient ce syndrome et les stratégies que l’on peut mettre en place pour s’en libérer.

Syndrome de l’imposteur : Définition

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Le syndrome de l’imposteur a été découvert par deux psychologues américaines, Pauline Clance et Suzanne Imes en 1978.

Le syndrome de l’imposteur se ressent lorsque l’on est constamment envahi par le doute de ne pas se sentir légitime dans ce que l’on fait, la place ou le rôle que l’on occupe.

Il en découle le reniement de nos accomplissements, de nos réussites et ainsi de notre propre valeur.

Ce syndrome naît souvent à l’occasion d’une nouvelle situation où l’on ne se sent pas confortable : nouveau travail, nouvelles relations, arrivée d’une promotion…
Il est également possible de le ressentir dans sa vie personnelle : sentiment de ne pas être à la hauteur dans son couple ou avec ses enfants en étant un mauvais parent par exemple.…

Les signes que l’on souffre du syndrome de l’imposteur

Différents indicateurs peuvent nous aider à identifier ce syndrome chez nous :

  • Tendance à minimiser notre travail, ou répondre un banal « c’est normal… »
  • Attributions à des raisons externes à nos succès : chance, relations, timing,… Tout sauf soi ^^ Par exemple, la personne se demande en permanence comment elle a eu tel poste
  • Tendance à se dénigrer ou à ne pas se sentir à la hauteur. A se sentir illégitime dans ce que l’on fait.
  • Sentiment que les autres nous surestiment et vont finir par s’apercevoir de la supercherie, et de notre manque de compétences. Que nous sommes des « imposteurs », avec le sentiment de duper, tromper son entourage. Alors que l’on a passé l’entretien d’embauche comme tout le monde, ou passer notre examen équitablement…
  • Naît alors la peur d’être démasqué et jugé, ce qui amène un sentiment de honte, de peur voire d’anxiété
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Les femmes sont plus touchées que les hommes. De plus le syndrome de l’imposteur se relève plus souvent chez des personnes ayant :

  • Un manque de confiance en elle une faible estime de soi
  • Beaucoup de pensées négatives, d’angoisses, de complexes, de ruminations et une tendance à la dévalorisation.
  • Une tendance à la dépression à cause de tout le stress généré
  • Une tendance aussi à l’épuisement voire au burn-out en cas de surinvestissement pour compenser notre « imposture » ou au contraire à la procrastination pour fuir et se protéger.

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D’où vient le syndrome de l’imposteur ?

Différentes origines peuvent expliquer le sentiment de syndrome de l’imposteur chez une personne.

Dans la majorité des cas, cela provient d’un égo malmené durant la petite enfance.

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Différents cas de figure sont possibles :

  • Dans l’enfance : à cause des exigences parentales beaucoup trop fortes à supporter, ou à l’inverse un manque de confiance en vos capacités de réussir. Ou un manque d’intérêt chez ses parents.
  • Un manque de retours positifs sur nos accomplissements étant enfant : sentiment que « c’est normal » ou « jamais assez ».
  • Cela peut aussi trouver son origine quand une personne ne « correspond pas » aux critères qu’elles se fait des personnes référentes ou majoritaires dans un domaine: différence de genre, minorité sociale, religieuse, ….

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Comment sortir du syndrome de l’imposteur ?

De nombreux moyens existent pour lutter contre ce syndrome et prendre pleinement sa place

1 – S’en rendre compte 😉

Avant toute chose, il est primordial de reconnaitre que nous souffrons du syndrome de l’imposteur – à différents degrés selon les personnes, pour pouvoir s’en défaire.

L’acceptation est la base de toute libération.

2 – Accepter les compliments

Savoir accueillir pleinement un remerciement ou un compliment, c’est-à-dire sans les remettre en question ou dire que « c’est normal ». Non, ce n’est pas « normal ». Vous avez fait un super n=boulot / projet/ manière d’être et vous pouvez être fier de vous.

Prenez les félicitations ou louanges avec gratitude, sans tergiverser. Un simple « merci » suffit si cela vous met mal à l’aise.

Vous êtes persuadé que la personne ne le pense pas vraiment ? Qu’importe. Prenez-le quand même sans vous poser de question 😉 Elle a fait l’effort de le dire. Elle n’était pas obligée.

Cela fait juste du bien. C’est comme un câlin réconfortant. Si vous ne le-faites pas pour vous, faites-le en hommage à ce que vous avez fait.

Recevoir les compliments avec facilité est une question d’habitude.

J’avais beaucoup de difficultés à recevoir les compliments il y a quelques année. Les premiers temps, je me suis forcée à répondre de « simples mercis » sans minimiser ou retourner le compliment. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile pour moi… et j’adore ça 😉

3 – Prendre conscience de son potentiel

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Si vous suivez les conseils précédents, cela vous paraitra plus simple d’être fier de vos réussites, si petites soient elles et sans Jamais les minimiser.
Pour cela, éviter les comparaisons : chaque être est différent et vous n’avez pas tous les tenants et les aboutissants

Nous comparons toujours la vitrine des autres avec notre arrière boutique. Avouez que ce n’est pas équitable 😉

En effet, vous connaissez vos peurs, angoisses, efforts, doutes… mais vous ne les montrez pas. Dites vous que les autres font pareil.

Cela parait si facile pour les autres ? C’est ce que vous croyez. Vous en connaissez pas leur histoire, ni ce qu’ils ont traversé pour en arriver là…

Dressez la liste de vos compétences et réussites sans fausse modestie – faites vous aider par vos amis et famille si besoin. Ils peuvent être d’une grande aide 😉

4 – Accepter de faire des erreurs… et que cela ne soit pas grave 😉

Accepter que nous ne sommes que des humains et que c’est okay :-).

Cela signifie que les erreurs, les échecs, et les critiques font partie intégrante de la vie.Que c’est pour tout le monde la même chose Et que tout va bien quand même ^^.

Ces épreuves nous permettent d’avancer et ne remettent en rien notre valeur en question. Elles nous font progresser et apprendre à être une meilleure version de nous-même.

Il faut apprendre à être moins perfectionnisme et plus indulgent avec soi-même. Comme nous le ferions avec nos enfants ou avec notre meilleure amie.

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N’oubliez pas aussi de vous affranchir du regard des autres.

Comment ? C’est simple 😉 Le regard des autres ne peut nous atteindre que si on se sent inconfortable sur le point où ils appuient. Au sinon, cela ne peut pas nous toucher… C’est uniquement une question de confiance en soi. Vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

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Le syndrome de l’imposteur : Ce qu’il faut retenir

  • Le syndrome de l’imposteur est le sentiment de tromper, duper son entourage, un « sentiment d’imposture » quant à ses capacités ou la place que l’on a.
  • L’impression d’être un « fake » que les autres ne vont pas tarder à démasquer
  • Les personnes en souffrant n’ont aucune conscience de leur valeur et ne reconnaissent pas le mérite qu’elles ont de leur propres réussites.
  • En cas d’éventuels succès, cela est attribué à des facteurs extérieurs comme la chance ou les autres
  • S’en suit des complexes, un sentiment de honte, voire même d’anxiété, qui enferme la personne dans un cercle vicieux et une certaine peur et incertitude vis-à-vis de l’avenir.
  • Deux stratégies peuvent alors se développer : celle de fournir énormément d’efforts pour compenser « son imposture » ou de la procrastination pour « se donner une bonne excuse » et se protéger.
  • Le syndrome de l’imposteur prend souvent ses racines dans l’enfance.
  • De nombreuses possibilités existent pour s’en défaire à commencer par reconnaître que l’on en souffre et ne surtout pas culpabiliser.
  • Ensuite, il faut intégrer des changements dans sa manière de fonctionner comme accepter les compliments, prendre conscience de sa valeur et et son potentiel, accepter son humanité et par définition ses imperfections. Les échecs font partie d’un parcours normal. Tous ceux qui ont réussi, ont aussi échoué. et c’est pas grave 😉


J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez déjà eu ce sentiment. A la semaine prochaine 🙂


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7 thoughts on “Syndrome de l’imposteur : Comment s’en défaire?

  1. Merci pour cet article intéressant, je me reconnais bien dedans, j’ai du mal à accepter les compliments ! Et c’est vrai que en prendre conscience c’est la 1e étape 🙂

    1. Bravo Marie. C’est tout à fait ça 🙂

  2. Bel éclairage ; je rajouterai que ce syndrome vient parfois (alors qu’il n’était pas présent avant) lors de du développement de nouvelles compétences, le temps de l’acquisition d’expérience

    1. Merci Emma pour ton commentaire. Oui avec le temps et l’apprentissage, la confiance en soi augmente.

  3. samantha soreil dit :

    Merci pour cet article ! Le syndrome de l’imposteur semble être un concept « à la mode » et on en parle de plus en plus, dès qu’il y a petite perte de confiance ou un doute sur soi. Alors merci d’avoir pris le temps de le définir précisément, et surtout d’apporter quelques pistes concrètes pour en sortir ! je pense que nous sommes tous concernés dans un domaine ou l’autre de notre vie, il y a obligatoirement un sujet sur lequel on se sent un peu imposteur 🙂

    1. Merci Samantha pour ton commentaire. Le tout c’est d’en prendre conscience et d’être indulgent avec soi. Savoir que c’est un sentiment partagé peut aussi aider 🙂

  4. Merci beaucoup pour cet article!

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